St Augustine to Charleston

Nous continuons notre route vers St Augustine, en nous arrêtant dans des endroits perdus, par la ICW (IntraCoastal Waterway), genre de canal du midi français mais à l’américaine : beaucoup plus large, beaucoup plus long, beaucoup plus fréquenté. L’avantage est que nous sommes très bien abrités de la houle et des vents, mais par contre il y a souvent des ponts (fixes ou à bascule) à passer et il faut constamment être derrière la barre afin bien rester dans le chenal sous peine de s’ensabler. Et puis…. comment dirait-je….. les américains sont…. des gros bourrins. Ils passent avec leur gros bateau à moteur ou leur jet-ski très très près du bateau en mode « maximum vague ». Super. On se fait vaguer comme des gorets toute la journée, enfin surtout les week-end.

Mais bon, il y a quand même des avantages à utiliser la ICW : on peut s’arrêter quand on veut ou presque et les villes et les villages le long du chemin sont très mignons. Ici, tout le monde à sa petite maison avec son ponton. Les week-ends sont dédiés à aller sur l’eau (et accessoirement venir vaguer les voiliers). En outre, la couleur de l’eau a bien changé (marronnasse) et les palmiers ont disparu pour faire place aux pins et autres arbres moins tropicaux. 

En tout cas c’est très différent de ce que l’on a pu faire et dans l’ensemble vraiment très sympa.

Et puis c’est blindé de lamantins et de dauphins ; étonnant vu le trafic. La pêche elle aussi est bonne et différente puisque PA nous ramène des soles, des truites et des crabes bleus délicieux.

Nous arrivons donc à St Augustine, très petite ville assez jolie d’influence espagnole, offrant une plage pour que le capitaine aille s’ébrouer ;). Malheureusement la chaleur est insoutenable en ville et nous nous décidons assez rapidement à retourner sur le bateau.

 

Après quelques stops sur la route, nous entamons une navigation de nuit, coté océan, histoire de zapper toute une partie de l’ICW assez ennuyeuse. Nous avons mal choisi notre nuit puisque nous nous tapons un sacré orage. Il passera au dessus du bateau avec des éclairs dans tout les sens. Nous avons eu très peur de nous faire foudroyer et de faire griller tout l’équipement électronique à bord, mais non. Une grosse frayeur tout de même…. notamment lorsque la girouette s’est mise à tourner comme une folle (exactement comme dans les films catastrophe) à cause de la charge électrique dans l’air. D’ailleurs, elle ne s’en est toujours pas tout à fait remise.

Après cette nuit un peu agitée, nous arrivons au petit matin aux alentours de Savannah. Et là belle surprise : la ville est vraiment très jolie. Grâce aux vélos pliables que nous avions commandé et reçus à Titusville, nous pouvons nous balader en vélo et apprécier d’autant plus l’ambiance. Ville assez petite, jeune, un peu hors du temps, remplie de maisons historiques de style plutôt anglais… nous avons un gros coup de cœur. C’est tout simplement un endroit où il semble qu’il ferait bon vivre.

 

En plus, par hasard, nous tombons sur les bureaux du FBI dans une petite ruelle. Bizarre….

Puis direction Charleston. A peine posé l’ancre nous allons dans un bar pour se connecter à internet. Tout le monde est devant les écrans de télé : on annonce l’arrivée de la première tempête tropicale de la saison pour dans…. quelques heures. Ahhhhh. Vite on retourne au bateau alors que le vent commence à forcir. Le ciel est dégueulasse, il pleut et ça sent vraiment le carnage. Il faut relever l’ancre par plus de 25 nœuds de vent et très vite aller s’amarrer en urgence au ponton du fuel de la marina d’à coté.  De toute façons, par ce temps, personne ne viendra faire de l’essence, donc nous resterons la au moins la nuit, histoire d’essuyer le plus gros de la tempête le plus sereinement possible. La météo empire à vue d’œil. C’est Andréa, la première tempête tropicale de l’année et on a un peu les miquettes, même à la marina. Elle n’est pas encore au dessus de nos têtes mais c’est déjà très impressionnant. En une heure, le paysage a complètement changé.

Nous passerons une nuit très désagréable à se faire secouer et surtout à sentir que Sweet Pea en prend plein la tronche : les amarres grincent, tout tape et les pare battages supplient pour qu’on arrête le massacre. La météo prévoyait 40-45 nœuds de vent, il ne se sont pas trompés.

Tout se calmera assez vite en fin de matinée. Pfiou. Pas cool.

 

La cagade passée, nous pouvons enfin aller à terre et visiter Charleston. Tout comme Savannah, nous avons été charmés. Il y a même un british et un french quarter, avec des noms de rue comme « Huguenot Street » ou « Prince William Court ». L’atmosphère y est très agréable et très européenne. On se régale à se balader en vélo. Vraiment un bel endroit.

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2 Responses to St Augustine to Charleston

  1. Elodie says:

    Super la video et le recit! Ca donne vraiment envie d aller decouvrir cet endroit meconnu des US.
    Bises a vous deux.

  2. Steph says:

    Impressionnant le coup de vent.

    Les photos sont très réussies et votre voyage magnifique!

    Au plaisir de vous lire

    Steph

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